En bref

  • Dans la médina : n'y conduisez pas. Les ruelles sont étroites, souvent piétonnes, et la plupart des riads ne sont accessibles qu'à pied.
  • Hors de la médina : Guéliz, l'Hivernage et les grands boulevards se conduisent, avec patience et attention aux scooters.
  • Vitesse : 60 km/h en agglomération, 100 km/h sur route, 120 km/h sur autoroute ; la vitesse est contrôlée, y compris par des radars mobiles.
  • Alcool : tolérance quasi nulle (0,2 g par litre de sang), c'est-à-dire aucun verre avant de conduire.
  • Stationnement : parking gardé près d'une porte de la médina, ou parking de l'hôtel.

Faut-il conduire à Marrakech ?

Pour un séjour en ville, la réponse est le plus souvent non. Les petits taxis sont bon marché, la médina se visite à pied, et une voiture garée devant le riad ne sert à rien : elle coûte du stationnement et du stress. La voiture devient utile pour les sorties hors de la ville, comme la vallée de l'Ourika, le Haut Atlas ou la côte. Une bonne formule : louer seulement les jours d'excursion, en récupérant la voiture à l'aéroport ou dans une agence de Guéliz en quittant la ville.

Si vous êtes à l'aise avec une conduite active, vous pouvez conduire vous-même. Sinon, deux solutions : un taxi privé à la journée, qui connaît les routes, ou une voiture de location avec chauffeur, souvent proposée par les loueurs locaux. Dans les deux cas, négociez le prix avant de partir.

À quoi ressemble la circulation

L'avenue Mohammed V à Guéliz, large et passante

  • Les deux-roues : scooters, mobylettes et vélos circulent entre les voitures, parfois sans éclairage, et doublent des deux côtés. Gardez vos distances, regardez dans les rétroviseurs avant de tourner ou d'ouvrir une portière.
  • Les piétons : ils traversent souvent hors des passages ; ralentissez aux abords de la médina, des souks et des places.
  • Les charrettes et calèches : elles roulent lentement et doublent difficilement ; patience.
  • Les ronds-points : très nombreux à Marrakech. La règle la plus courante est la priorité aux véhicules engagés dans le rond-point, mais certains vieux carrefours fonctionnent encore selon la priorité à droite ; ralentissez et observez les autres conducteurs plutôt que de vous fier à la seule règle.
  • Les heures chargées : l'entrée de la ville aux heures de bureau, les soirs de week-end à Guéliz et aux abords de Jemaa el-Fna, et les vendredis autour de la prière. Évitez de traverser la ville à ces moments.
  • La nuit : l'éclairage est correct dans la ville, mais il faut éviter de rouler la nuit hors des agglomérations (animaux, charrettes, véhicules sans phares).

Le klaxon sert surtout à signaler sa présence plutôt qu'à exprimer de la colère : un coup bref avant un dépassement ou à un carrefour sans visibilité est normal.

Règles, contrôles et amendes

L'entrée d'un derb de la médina, trop étroit pour une voiture

Le code de la route marocain ressemble à celui de la France : circulation à droite, ceinture obligatoire à toutes les places, téléphone en main interdit, feux et stops à respecter. Les contrôles sont fréquents aux entrées de la ville et sur les routes de l'Atlas, par la police en ville et la gendarmerie en dehors. Gardez à portée de main : permis, passeport (ou une copie), contrat de location et papiers du véhicule.

  • Excès de vitesse : les amendes se situent d'environ 700 à 2 000 dirhams selon l'excès, avec suspension du permis pour les très gros excès. Les radars mobiles sont courants juste après un panneau de limitation.
  • Téléphone au volant : de l'ordre de 700 dirhams.
  • Ceinture : de l'ordre de 300 dirhams par personne.
  • Ligne continue, feu rouge, stop : des amendes plus élevées, parfois 1 500 dirhams ou davantage selon le cas.
  • Alcool : tolérance quasi nulle ; les sanctions peuvent aller de la confiscation du permis à l'immobilisation du véhicule.
  • Papiers : un permis étranger valide est accepté pour un séjour touristique, avec les durées précisées dans notre guide de location de voiture.

En cas de contrôle, restez calme et poli, présentez vos papiers et demandez un procès-verbal officiel pour toute amende. Une amende se règle avec un reçu : ne payez jamais en espèces sans papier. Si vous louez, l'amende est le plus souvent facturée ensuite par le loueur, avec des frais de dossier.

Se garer à Marrakech

La médina est ceinturée de remparts et la plupart de ses ruelles sont inaccessibles aux voitures. Les parkings les plus pratiques sont aux abords des portes : près de la Koutoubia, de Bab Doukkala, de Bab Agnaou et de la place Jemaa el-Fna. Les gardiens en gilet jaune surveillent la rue contre une petite pièce (quelques dirhams pour une courte durée, davantage pour la nuit). Les parkings clos ou en sous-sol sont plus chers mais plus sûrs. À Guéliz et dans l'Hivernage, le stationnement est plus facile, mais les places sont rares le soir.

Si votre riad est dans la médina, demandez-lui où garer la voiture et comment faire porter vos bagages : beaucoup envoient un porteur avec une charrette à la porte indiquée. Ne laissez aucun objet visible dans l'habitacle. Pour choisir un hébergement avec parking, consultez notre guide où dormir à Marrakech et la comparaison riad ou hôtel à Marrakech.

Pièges à connaître

  • Les « guides » qui se proposent pour vous garer : si un inconnu vous dirige vers un parking en prétendant que la médina est fermée, vérifiez sur place. Voir notre guide des arnaques à Marrakech.
  • Les itinéraires GPS : l'application peut vous envoyer dans un derb trop étroit. Arrêtez-vous avant l'entrée de la médina et continuez à pied.
  • Les rayures et petits accrochages : photographiez la voiture avant de la quitter et au retour, comme pour toute location.
  • Le carburant : faites le plein avant de partir vers les montagnes, car les stations se raréfient.

Alternatives à la conduite

Un petit taxi suffit en ville ; pour l'aéroport, voir notre guide de l'aéroport au centre-ville. Pour les excursions, un taxi privé ou une voiture avec chauffeur coûte plus cher qu'une location, mais supprime la conduite, le stationnement et la responsabilité en cas de dommage. Les grands taxis collectifs desservent les villages de l'Atlas à bas prix mais partent quand ils sont pleins.